Tour de Corée – À la découverte des provinces du Gyeonggi et du Gangwon

Vaste de 99 000 km2, soit ⅕ du territoire français environ, la Corée du Sud est un pays de taille modeste. Et pourtant, ce ne sont pas moins de neuf provinces qui la découpent et qui accueillent des villes, des spécialités culinaires et des caractéristiques culturelles bien distinctes. Vous ne diriez pas non à un petit tour de Corée ? Attachez vos ceintures : Bonjour Corée vous emmène en roadtrip ! Au programme de cet article, les régions de Gyeonggi et de Gangwon.

La rébellion paysanne du Donghak : l’étincelle de la démocratie

À bien des égards, la fin du XIXème siècle fut une période compliquée pour la péninsule. Le Japon et la Russie se disputaient pour savoir qui aurait le monopole de l’influence sur la Corée, tandis que Kojong (고종) devenait le premier empereur et perdait sa femme, l’impératrice Myeongseong (명성황후), dans un assassinat retentissant. Dans ce climat tendu, la démocratie coréenne naissait et le système des classes était remis en cause par les partisans de la rébellion paysanne du Donghak (동학 농민 혁명).

Que faire à Séoul en période de fêtes ?

Si Noël et le Nouvel An font l’objet de siècles de célébrations en France, ils n’ont rien d’une tradition profondément ancrée en Corée du Sud : ce n’est qu’au cours du XXe siècle, à la suite de la Seconde Guerre Mondiale et de la Guerre de Corée (1950-1953), que ces deux dates s’imposent au sud de la péninsule. Pourtant, aujourd’hui, soixante-dix ans plus tard seulement, le 25 décembre et le 1er janvier sont devenus des événements à part entière, à l’approche desquels sont organisées de nombreuses attractions plébiscitées par les Coréens.

Gamcheon Culture Village : le quartier coloré de Busan

Face à la mer, nichée contre le flan d’une montagne, Gamcheon Culture Village (감천문화마을) est l’une des attractions phares de Busan (부산). Avec ses maisons colorées perchées sur les hauteurs, ses œuvres d’art et ses paysages époustouflants, le site a séduit en 2019 plus de deux millions de visiteurs venus arpenter ses ruelles. Pourtant, personne n’aurait pu prédire cela il y a quinze ans : avant sa restauration entreprise à la fin des années 2000, Gamcheon n’était qu’un bidonville voué à l’abandon.